Une claque et ça repart ?


Alors qu’ils étaient censés lancer la campagne triomphante d’une équipe de France Olympique qu’on avait jamais vu si forte sur le papier, l’équipe de France de Basket s’est pris une belle déculottée lors de son premier match face à l’Australie (87-66) et nos l’équipe Bleue semblent patauger dans la choucroute. Doit-on s’inquiéter ou non pour des Bleus en quête d’une première médaille pour la dernière de TP ? Élément de réponse.

On n’est pas bien rassuré 

Après trois défaites en trois matchs de préparation aux JO, on attendait avec la tremblote le premier match de l’équipe de France de basket face à l’Australie. Maintenant que le France a perdu ce premier match, avec plus de vingt points d’écart et des lacunes à tous les secteurs, c’est avec un véritable Parkinson qu’on attend la suite… En effet, les Bleus ont concédé avant-hier leur pire défaite depuis l’Euro 2009 (hors match face à la Team USA), face à un concurrent direct à la deuxième place, objectif principal des Bleus dans cette poule (la première place étant  la propriété des Etats-Unis). Mais, à cause de notre défense gruyère, la deuxième place, c’est râpé. Une équipe de France en plein doute donc, qui peinent à trouver ses automatismes en attaque comme en défense et dont les stars comme Nicolas Batum ou Rudy Gobert semblent ne pas encore répondre présent. Il faudra cependant se remuer pour éviter un quart de finale contre le premierc de la poule B et pour cela, il faudra passer sur une équipe de Serbie qui les a battu lors de leurs deux dernières confrontations.  Autant dire que ce n’est pas gagné pour la bande à TP et le spectacle de poisse et désillusions que les sportifs français nous offrent depuis le début des hostilités n’est pas là pour calmer nos angoisses …

Des Bleus, en manque de Tony-cité

Des Bleus en manque de Tony-cité

De quoi se remettre d’aplomb

Comme dit le proverbe, tant qu’il y a Tony, y’a de l’espoir et fort heureusement, il est encore là pour ces Olympiades. Le meneur superstar des Bleus a déjà répondu présent face à l’Australie (il fut bien l’un des seuls) et Dieu sait que s’il y en a qui peut sortir la France de sa crise de confiance actuelle, c’est lui. La confiance, justement, les Bleus en manquent cruellement depuis quatre matchs : avec des stats clairement en dessous de ce à quoi ils nous ont habitué, il manque réellement un match référence aux hommes de Vincent Collet pour relancer la machine. Les confrontations contre la Chine et le Venezuela, équipes largement à la portée des Bleus, tombent donc à point nommé. Si les Bleus avaient la bonne idée de coller une dérouillée à ces deux équipes, ils pourraient enfin lancer leur tournoi après la gifle du premier match, pour appréhender sa « finale » face à la Serbie de la meilleure des manières. Et même si nos amis Serbes possèdent des joueurs de hauts calibres comme Teodosic ou Bogdanovic et un esprit conquérant qui n’est plus à démontrer, eux aussi ont pris le tarif face aux kangourous australiens qui impressionnent en ce début de compétition. On aurait presque de quoi sauter au plafond.

Un effectif taillé pour les sommets (enfin, plutôt la deuxième place)

Avec un chef d'orchestre pareil

Vincent Collet : Entraîneur, sélectionneur et chef-d’orchestre

Si la victoire finale de cette compétition est promise à l’archi-dominatrice écrasante lobotomisatrice équipe des Etats-Unis (invaincue depuis 2006 en gagnant ses matchs avec une moyenne de … 30 points par match), les Bleus ont en revanche une belle carte à jouer pour viser un podium dans cette compétition.  En effet, peu d’équipe peuvent se targuer d’avoir l’un des meilleurs pivots du monde (Rudy Gobert), un Nicolas Batum qui vaut désormais 100 Millions, un Joffrey Lauvergne qui prend de plus en plus d’envergure en NBA, un Nando de Colo au sommet de son art, l’expérience de Diaw, Gelabale et Pietrus et puis Tony qui connait les grandes compétitions Parker. Vous l’aurez compris, avec l’un des roosters les plus solides de la compétition, elle fait jeu égale avec les pointures du basket mondiale que sont l’Espagne, l’Argentine, la Serbie et la Lituanie, nations que la France a déjà Batum … hum battu à plusieurs reprises ces dernières années. Ajoutez à cela l’expérience des grands rendez-vous du coach des Bleus, Vincent Collet, qui sait toujours tirer le meilleur de ses effectifs, même s’il a la fâcheuse tendance de parvenir en finale sans les gagner avec ses équipes (cf ses quatre finales de Pro A perdues avec la SIG). Mais bon, vu qu’on vise la deuxième place, ce n’est pas plus mal vous me direz.

Et Donc ?

Eh bien, il faut y croire à cette médaille mes amis. L’équipe de France a déjà prouvé à maintes reprises qu’une fois en confiance elle pouvait battre n’importe qui (oui bon, sauf les States). Dès lors, après une rude saison et TQO grignoteur d’énergie, les récentes défaites de Bleus apparaissent finalement comme le revers de la médaille … olympique. Dès lors, pas de raison de s’alarmer et les Chinois, ce soir, seront sûrement les premiers à vous le dire une fois qu’ils auront bu la tasse face à l’équipe de France. Tchin-Chine.

Basket-l-equipe-de-France-qualifiee-pour-les-Jeux-olympiques

Jules Hauss, Jacques Moog

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