Les notes des Frenchies – Les Mâles


Youpi! La saison tennistique a recommencé. L’occasion de se remémorer l’année 2016 de nos tennismen français avant de les voir charbonner sur les courts en 2017. De la crise d’ado de Benoit Paire à celle de la trentaine de Gilles Simon, en passant par la révélation Lucas Pouille et le Tsunami Monfils: les douze Bleus du Top 100 ont été notés. Innovation made in Sport à l’œil.

Pierre-Hugues Herbert (78ème) 16/20 

Si son nom lui ferait presque doubler à lui tout seul son âge, le classement de l’Alsacien de vingt-cinq ans a lui divisé par deux cette saison.  De la 167ème à la 78ème place, Pierre Hugues Herbert nous a sorti une solide partition, à cheval sur le circuit professionnel et les tournois Challenger, poursuivant ainsi sa constante progression. Premiers 1/16èmes de finale à l’Open d’Australie et Wimbledon, première victoire sur terre battue sur le circuit pro et premier set pris à Andy Murray (ça compte aussi); P2H s’affirme en simple en plus d’être ultra-performant avec son pote Nicolas Mahut en double, avec lequel il tutoie le sommet de la hiérarchie et casse les records (trois Masters 1000 remportés consécutivement). De quoi espérer un top 50 fin 2017.

En flagrant délit de discussion barbecue en pleins matchs

P2H et Nico en plein brainstorming pour leur prochain barbecue

Paul-Henri Mathieu (73ème) 13/20

Si l’Alsace ne sera cette année encore, pas élue capitale du Prénom 2016, elle a été fièrement représentée sur les courts cette saison par ses deux PH. Ce PH là a encore fait une saison plus basique qu’acide, en témoigne sa finale à Montpellier en début de saison, dans laquelle le natif de Lingolsheim a failli ravir le titre à Richard Gasquet. Parti de la 95ème place mondiale cette saison, il a  atteint la 58ème place mondiale au mois d’août avant de perdre 15 rangs après une fin de saison poussive. Mais la fin de saison après tout, on s’en tamponne tant que Paulo nous sort sa victoire en cinq sets en mai à Roland…

34 ans et pourtant... y'a toujours des ch'veux sur la tête à Mathieu

34 ans et pourtant… y’a toujours des ch’veux sur la tête à Mathieu

Jérémy Chardy (69ème) 8/20 

Pas de blessures notoires à signaler… peut-être juste une échardy dans la main… Une chose est sûre, cette saison a été loin d’être évidente pour Jérém. Solidement installé aux alentours de la trentième place depuis quelques années, Monsieur service/coup-droit n’a pas réalisé une saison à la hauteur de son standing. Huit éliminations au premier tour, sept au deuxième tour, JC n’a vraiment pas marché sur l’eau cette saison. On attendra donc qu’il sorte de son trou en 2017, à la Jamie Chardy.

Laurel et Chardy

Laurel et Chardy

Adrian Mannarino (60ème)  11/20

Si sa chute de treize places au classement n’est pas inquiétante, on n’ira pas jusqu’à dire qu’Adrian Mannarino a fait une grosse saison 2016. Ses matchs sur gazon et ses bonnes apparitions sur quelques tournois comme Indian Wells ou Nice lui ont permis de maintenir le navire à flot malgré ses ratés en Grand Chelem et plusieurs trous d’airs cette saison (jusqu’à quatre éliminations consécutives au premier tour). Il faudra laisser Ma(na)riné tout ça cet hiver et revenir plus fort l’an prochain, parce qu’à 28 ans, Adrian entre dans l’âge de raison du tennis: celui où l’on est censé être au top de ses résultats.

Malgré une saison moyenne, Adrian a conservé son titre de Man narino of the year, récompensant l'homme narine le plus influent

Malgré une saison moyenne, Adrian a conservé son titre de « Man narino of the year », récompensant l’homme-narine le plus influent. Chapeau

Stéphane Robert (54ème) 17/20

Papy Stéphane Robert, fait à 36 ans mieux que de la résistance: il est dans la forme de sa vie. Grâce à un savant mélange de Challenger (neuf tournois, une victoire, deux finales) et de fulgurances sur le circuit ATP (demi-finales à Hambourg (ATP 500) et Moscou), la 15ème saison sur le circuit ATP de Steph’ fut celle qui lui ouvrit les portes du top 50 pour la première fois. Une entrée dans le hit-parade aussi inattendue que fantastique, le Monsieur partant en effet de la… 208ème place mondiale (pas idéale pour les tirages au sort). Dans un style toujours aussi atypique, Stéphane la joue bon vin, en prenant du coffre avec l’âge. La victoire en Grand Chelem est d’ores et déjà programmée pour son 46ème anniversaire.

Le swag est officiellement rentré dans le Robert, et ça fait toute la différence

Le swag est officiellement rentré dans le Robert. Et ça fait toute la différence

Benoit Paire (47ème) 7/20 

Alors que Stéphane flambe, Benoit paire la boule. Après une très bonne année 2015, Benoit Paire a nagé dans la choucroute cette saison, son classement (19ème) ayant fondu comme neige au soleil. Ses coups d’éclats à Marseille et Barcelone (demi-finales) ont été trop rares et son bilan (23 victoires pour 32 défaites) insuffisants rester dans le Top 20… 30… 40. Un peu trop franc face caméra et se mettant l’équipe de France à dos pendant les JO, Benoit s’est également attiré les foudres des médias et du public français, devant ainsi composer avec un contexte extra-sportif très lourd. Déjà que le tennis n’allait pas fort… 2017 sera donc peut-être l’année de la revanche pour un Benoit blessé mais sûrement endurci par la tempête de critiques qu’il a du affronter. Qui sème le vent, récolte Benoit Paire.

Un vrai winner (Brahim Asloum, champion olympique de boxe) pour coacher Benoit Paire

Un vrai winner (Brahim Asloum) pour coacher Benoit Paire

Nicolas Mahut (39ème) 16/20

32 places gagnés. Un titre remporté (sur gazon évidemment). Trois masters 1000 consécutifs et un Grand Chelem en double avec P2H. Un huitième de finale à Wim’. Une saison non pas ahurissante, mais Mahurissante pour l’Angevin, qui confirme que la trentaine, ça lui va bien. Fréquenter des Djeun’s comme Pierre-Hugues lui fait un bien fou, un peu comme Alain Chabat avec Max Boublil dans ‘Les Gamins’. Un vrai faux-daron du tennis français en somme.

Oui bon les mecs, ça va on a compris, pas la peine de tout scénariser

Oui bon les mecs, ça va on a compris, c’est fusionnel, mais de là à tout scénariser…

Gilles Simon (25ème) 13,5/20 

Gilles Simon n’a pas vraiment fait une grosse saison, a pas mal déçu en Grand Chelem (à part à l’Open d’Australie), mais ressort avec un bilan sympatoche en Masters 1000, avec notamment une demi à Shangaï, un 1/4 à Miami et des huitièmes à droite à gauche. Gillou a été capable du pire (défaite face à Dustin Brown) comme du meilleur (deux sets pris à un Djoko alors imprenable à l’Open d’Australie), et forcément ses 32 balais et son rôle de père de famille rentre dans la balance de la notation. On a donc fait simple: 35 victoires divisé par 26 défaites = 1,35 donc 13,5. Au suivant.

Un set en plus Gillou et t'aurais passé les 15... Et on sait à quel point ça te tient à coeur

Un set en plus Gillou et tu passais 15/20. Dommage, on sait à quel point ça te tenait à cœur

Richard Gasquet (18ème) 14/20

Il était numéro français, il est passé numéro 4. Il était neuvième mondial, il finit 18ème. 2016 ne sera pas la meilleure saison de la carrière de Richie mais il faut dire qu’il a du composer avec plus de pépins physiques qu’un raisin cette saison. Rageant, quand on sait que le Biterrois a quand même remporté deux titres (meilleur bilan français) et s’est hissé en quart à Roland. Comme chaque année on va donc espérer que Richard ne nous fasse pas une saison 2017 à la Yohann Gourcuff (on exagère), pour que ses revers transpercent le gratin du tennis mondiale de manière continue, pour une fois. Rêver n’a jamais fait de mal à personne.

Un titre en plus pour Richie à Anvers... En même temps personne ne voudrait d'un tel cageot dans son armoire à trophée

14ème trophées pour Richie, à Anvers… Pas sûr toutefois que les joueurs se soient battus pour avoir une telle horreur dans leur armoire à trophée

Lucas Pouille (15ème) 17/20

Alors qu’on commençait sérieusement à se poser des questions sur la relève des Quatre Mousquetaires à la tête du tennis français, Lucas Pouille nous a sorti une saison XXL pour nous prouver que finalement, la réponse était sous nos yeux. Fort d’une préparation hivernale intense, sous forte chaleur dans le but de concurrencer physiquement les meilleurs, Lucas Pouille nous a offert des performances de grand calibre pour s’adjuger le meilleur tableau de chasse du tennis français cette saison. En point d’orgue, sa victoire en cinq sets face à Monsieur Rafael Nadal à l’US Open (performance physique équivalente à 40 épreuves de Koh Lanta enchaînées) qui en a scotché plus d’un et a nourri beaucoup d’espoirs pour l’avenir du tennis français. Parti 78ème mondial, le voilà 15ème, juste devant un certains Roger Federer, dont la saison s’est cependant arrêtée après Wimbledon. Mais à 22 ans, être devant un demi-Roger… c’est franchement pas mal.

Lucas Pouille alias le David Guetta du tennis français

Lucas Pouille, le nouveau David Guetta du tennis français

Jo Wilfried Tsonga (12ème) 12/20

Dans la série « je finis ma 138ème saison frustrée parce que j’ai été blessé », Jo-Wilfried Tsonga est décidément au coude à coude avec Richard Gasquet. Avec seulement 16 tournois disputés, JWT n’a encore une fois pas pu défendre pleinement son statut. Ses quarts à Wim’ et l’Us Open ainsi que sa demi à Monte Carlo et sa finale à Vienne… viennent (lol) sauver une saison qui l’aura vu sortir du Top 10 et ne pas gagner le moindre de tournoi à l’arrivée pour la première fois depuis 2010. Pas de quoi s’inquiéter cependant, Jo Wil’ survive, il faut juste que pour une fois son corps lui foute la paix pour un an. Bonne année, bonne santé.

"T'en es à combien?" "Bah, avec la tendinite que j'ai contracté au milieu du math, c'est ma 23ème blessures de la saison et toi?"

« T’en es à combien? » « Ecoute, avec la tendinite que j’ai contracté au milieu du match, c’est ma 23ème blessure de la saison et toi? »

Gaël Monfils (7ème) 17/20

Pourquoi tant de haine? Pourquoi, ô diable pourquoi Gaël a-t-il choppé un virus au moment de Roland Garros? La vie n’est décidément pas clémente avec le tennis français, parce que oui, Gaël était dans la forme de sa vie cette saison et avait de quoi faire un Grand Roland. 17 places gagnées cette saison (forcément ça simplifie la notation), un premier titre en ATP 500, une finale à Monte Carlo et à Rotterdam,  une demi à l’US Open et à Toronto et et et … une première apparition au Masters. C’est simple Gaël Monfils a été le meilleur français sur les courts cette saison. Pourvu que ça dure, parce qu’une fois qu’on a goûté au Monfils Top Niveau, on va avoir du mal à s’en passer. On n’en vient à prier pour que sa santé lui permette de jouer Roland en 2017. Au nom du Père, du Monfils et du Saint-Esprit.

Le secret de Gaël pour une saison réussie? prendre moins de risque et tout faire pour préserver la santé....

Le secret de Gaël pour une saison réussie?Prendre moins de risque et tout faire pour préserver la santé….

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