Les notes des Frenchies – Les filles


Avant que la saison ne commence vraiment avec le premier Grand Chelem de la saison, retour sur les saisons 2016 de nos Françaises, qui autant sur le plan tactique que technique nous ont offert une belle prestation collective (finale de Fed Cup) mais des performances individuelles plus contrastées. Les notes du Sport à l’œil.

Océane Dodin (73ème) 16/20

Océane nous avait scotché en Océanie (tout un symbole) en 2015, en remportant en trois sets son premier tour à l’Open d’Australie à seulement 18 ans. On attendait depuis la confirmation de ce grand talent et fort est de constater qu’elle a pointé le bout de son nez en 2016. Partie de la 155ème place mondiale, Océane dos d’âne a su semer la terreur en tournois ITF* (deux tournois remportés et deux finales) tout en tâtant le terrain sur le tournoi WTA* pour grappiller petit à petit des places et se rapprocher ainsi du Top 100. C’est sa première victoire en tournoi WTA à Québec qui lui a ouvert les portes de celui-ci, mettant ainsi fin à la galère des qualifs’** pour les entrées en tournoi. On va donc la voir plus souvent à la téloche.

Quand on entre dans le Top 100, on est invité aux tounois... Alors forcément, Océane rapporte un bouquet

Quand on entre dans le Top 100, on devient invité aux tournois. Alors forcément, Océane rapporte un bouquet

Pauline Parmentier (69ème) 14/20

Parce qu’il faut bien apporter un peu de sagesse dans le tennis féminin français du Top 100 (les quatre autres représentantes ont toutes moins de 26 ans), Pauline Parmentier y a fait son retour en 2016. La native de la charmante ville de Cucq (aussi appelée Cucq-Trépied-Stella-Plage… disons Cucq) n’a pas commencé la saison tambour battant, se blessant très tôt. Mais à 31 ans et malgré l’arthrose, Pauline nous a montré qu’elle en avait sous la chaussure, après un joli printemps tennistique, qui l’a vu notamment rallier le troisième tour de Roland Garros. Autre fait marquant, sa victoire à l’ITF de Contrexeville où elle a montré à une certaine Océane Dodin en finale, de quel bois elle se chauffait. Une chose est sûre, Pauline prend encore du plaisir sur les courts et même si 2017 rime avec retraite, la Cucqoise (décidément c’est charmant) a encore de belles années devant elle avant de faire guide touristique à Cucq.

Wingardium Leviosa

Kristina Mladenovic (42ème) 14/20

Douze places perdues, un ratio victoires/défaites négatif (31/32) et ce, sans blessure notoire à signaler: la saison de Kiki en simple nous laisse un peu sur notre faim. Mise à part deux finales à Hong-Kong et s’Hertogenbosch (tournoi qui devrait être boycotté à cause de son nom), deux troisièmes tours en Grand Chelem et une victoire décisive face à Sara Errani en Fed Cup, eh bien, pas grand chose à se mettre sous la dent… A croire que Kristina Mladenovic a privilégié le collectif cette saison, tant son parcours avec Caro en double a été couronné de succès. Une victoire à Roland, une finale à l’US Open, un quasi sans faute en Fed Cup… Difficile de faire mieux pour la désormais numéro deux mondiale de la spécialité. Un engagement total sur deux tableaux qui lui a peut-être un peu brûlé les ailes en simple, mais on ne peut que tirer un coup de chapeau aux joueuses qui donnent la part belle au collectif dans un sport qui récompense souvent ceux qui ne pensent qu’à leur poire.

Le tennis, c'est mieux à deux

Le tennis, c’est mieux à deux

Alizé Cornet (41ème)  13/20

43ème début 2016, Alizé Cornet a commencé l’année en trombe avec un titre à Hobart (masqué ohé-ohé). Mais il a fallu que sa santé s’en mêle dans la foulée, la Niçoise ayant contracté une blessure au dos qui l’a tenu hors des courts pendant trois mois. Comme elle l’a expliquée dans son interview, la reprise après une longue blessure n’est jamais évidente, expliquant sa traversée du désert d’avant Roland (un match gagné en cinq tournois). Elle n’est cependant pas loin de rallier les huitièmes Portes d’Auteuil et enchaîne avec un joli Wimbledon (troisième tour également). L’inconstance est ensuite le maître mot de sa fin de saison, qui la voit faire de bons résultats en Asie (Hong Kong, Pékin), et des moins bons hors d’Asie. On attend forcément un peu plus de la Niçoise en 2017. Ca tombe bien elle a rallié la finale du premier tournoi qu’elle a joué cette saison à Brisbane. Malheureusment, ça ne rentre pas dans la notation Alizé… désolé.

2017: année du huitième pour Alizé Cornet. Parole du sport à l'oeil

2017: année du huitième pour Alizé Cornet. Parole du sport à l’oeil

Caroline Garcia (24ème) 17/20

La nouvelle patronne des Bleues, c’est elle. Forte d’une finale de Fed Cup énorme, Caroline Garcia nous a offert le meilleur pour la fin. Mais il ne faut pas se tromper, la saison 2016 de Caroline Garcia a de quoi impressionner. Sa moisson commence à Strasbourg, où elle a soulevé le trophée pour la première fois de sa carrière, avant de récidiver un mois plus tard à Majorque. Entre temps, elle a décroché le plus beau trophée de sa carrière en double, à Roland Garros avec Kiki, grimpant ainsi à la deuxième place mondiale de la spécialité. Jouer sur deux tableaux n’a en effet pas fait peur à Caro cette année, puisque c’est elle qui a joué le plus de match sur le circuit cette saison simple et double confondu. Alors forcément, autant de matchs dans les pattes ont entraîné un brin d’inconstance et des coups de mou en Grand Chelem, mais au final, Caro a gagné onze places au classement en simple et s’est imposée comme le pilier de l’équipe de France de Fed Cup. C’est pourquoi on espère que Yannick Noah pourra lui faire changer d’avis concernant sa décision de ne pas jouer la Fed Cup cette année… Des places au premier rang pour le prochain concert devrait faire l’affaire.

On y a goûté un Weekend... On aimerait voir ça deux semaines... A cheval entre mai et juin par exemple...

Ne la quitte pas…

 

LE TENNIS POUR LES NULS

*Le tournoi ITF  (équivalent du tournoi Challenger chez les hommes) est un tournoi qui se classe après les tournoi WTA international dans la hiérarchie des tournois. Offrant beaucoup moins de points et de dotations que les tournois WTA, il constitue la plupart du temps le circuit principal d’évolution des joueuses classées au-delà du Top 100 avant de rentrer dans le grand bain ou alors une possibilité de grappiller des points pour certaines joueuses du Top 100. 

** Une joueuse ou un joueur, classé au-delà de la 104ème place ne peut pas entrer directement dans le tableau principal d’un tournoi de tennis mais doit passer par un tournoi de qualification. 

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